Dans cette rubrique vous trouverez des articles en lien avec
les différents stages et formations proposés.
Pour en savoir plus sur le tantra vous pouvez aussi acheter
le livre de Dominique Vincent et Christine Lorand
"Le couple sur la voie Tantrique"
:
L'amour est un chemin aventureux où les mirages, les contre-façons,
les illusions, risquent de nous égarer.
Un couple d'amoureux témoigne !
Avec honnêté, ils partent de leurs démarches,
de leur espoirs, de leur découvertes. Ils ont puisé,
chacun de leur coté dans l'une des plus vieilles traditions
spirituelles de l'humanité, encore mal connue en Occident
: le Tantra.
A travers leur expérience directe de cette tradition,
et leur pratique thérapeutique, ils ont fait une synthèse
vivante s'adressant à toute personne qui se cherche sur
la voie de l'amour.
Un livre à lire et à vivre ...
Pour plus d'information contactez Christine
Lorand |
 |
Un chemin pour nous deux : Cet éveil de tous les aspects de l'énergie peut être théoriquement accompli seul, mais il est facilité, ouvert sur l'infini grâce à l'expérience de la relation amoureuse. Dans la rencontre, le cœur s'ouvre, le sexe s'allume. Les forces primordiales de la vie s'animent. Cela pourrait demeurer au niveau de l'Instinct. Cependant, si au cœur même de l'intensité du plaisir, chacun soutient son regard intérieur, l'énergie monte à l'intérieur des deux partenaires et révèle toutes les potentialités des différents niveaux. Un véritable saut quantique est alors possible : relaxation, ouverture du cœur, acceptation... Un espace lumineux s'ouvre, extatique et silencieux.
L'écoute intérieure : La limite à cette expansion de conscience se situe souvent dans la difficulté à habiter son corps. Tout ce qui peut favoriser l'éveil des sens devient un rituel sacré, la nourriture, la musique, la vie dans la nature, les caresses, les massages... absolument tout ce qui donne de la saveur à la vie. Au passage, il faudra peut-être nettoyer ce qui nous interdit le plaisir, particulièrement notre éducation et les limites de l'expérience amoureuse de nos parents. Notre corps porte des scénarios et des croyances limitantes. S'en libérer est une source de satisfaction profonde.
Le processus lui-même est l'occasion de nombreux moments d'accueil, de partage, de tendresse acceptante dans la vie du couple.
:
:
L’infériorité et la supériorité :
Le cinquième soutra du yoga est :
CE QUI EST DANS L’ATOME EST DANS LE TOUT ; CE QUI EST DANS LE MINUSCULE EST DANS L’IMMENSE ; CE QUI EST DANS LE PLUS PETIT EST DANS LE PLUS GRAND ; CE QUI EST DANS LA GOUTTE EST DANS L’OCEAN.
Le yoga a toujours insisté sur ce soutra, mais la science ne l’a admis que récemment. Personne n’avait jamais pensé qu’un atome pouvait contenir autant d’énergie – que dans quelque chose de cette sorte, aussi infime, proche de rien, autant d’énergie pouvait être cachée, au point d’être capable de souffler tout ce qui l’entoure.
La fission de l’atome a prouvé que l’intuition du yoga avait une réalité scientifique. L’atome n’est même pas visible à l’œil nu, mais dans cet invisible atome est contenu une immense énergie, et son explosion est possible.
De la même façon l’atome de l’être, dans l’homme, n’est pas visible, mais il y a une énorme énergie cachée dedans, et l’explosion du divin est possible. C’est le sens de l’affirmation du yoga : que dans l’atome, le tout est présent – que la totalité de l’existence est présente dans chaque particule.
Pourquoi le yoga a-t-il défendu ce soutra ? Premièrement, parce que c’est la vérité, et deuxièmement lorsque l’on se rappelle que dans le minuscule se cache l’infini, le chemin est tracé pour que l’homme se souvienne de son propre potentiel. L’homme n’a plus de raisons de se sentir petit – il n’y a plus aucune raison, même pour le plus infime, de se sentir petit. Arrivé à ce point, il est nécessaire de garder aussi à l’esprit l’opposé ; que même le plus vaste, le plus grand ne doit pas être rempli par l’ego, car même le plus petit a qualitativement la même essence. Ce serait de la folie pour un océan de se remplir d’ego puisque la qualité qu’il a est aussi possédée par la goutte d’eau. Le plus infime n’a aucune raison de se sentir inférieur, et il n’y a aucune raison pour le plus grand d’être envahi par l’ego. Ni l’infériorité, ni la supériorité n’ont le moindre sens. Elles sont toutes deux sans aucune signification ; c’est la conclusion de ce cinquième soutra du yoga. On peut vraiment dire que l’homme perd sa vie dans le piège de seulement deux choses : ou il souffre d’un complexe d’infériorité, ou il souffre d’un complexe de supériorité.
Adler a maintenant rendu populaire le « complexe d’infériorité ». Ou bien l’homme souffre d’un complexe d’infériorité et a constamment l’impression de n’être rien du tout… vous avez certainement entendu la fameuse phrase d’Omar Khayyâm, « Dust onto dust » - la poussière retourne à la poussière et il n’y a rien de plus dedans… si un homme se fait prendre par le complexe d’infériorité, il devient malade dans ses profondeurs même. Si quelqu’un se met à vivre comme s’il n’était rien, même sa survie devient difficile. Il devient mort quand bien même il est vivant. Il y a très peu de gens qui restent vivants jusqu’à leur mort ; la plupart des gens meurent plus tôt. En général, bien qu’ils soient enterrés à l’âge de soixante dix ans, l’état de mort est déjà arrivé bien longtemps avant. Il y a un intervalle de trente, quarante, ou cinquante ans… entre la mort et l’enterrement ! La mort est arrivée au moment où il s’est mis à se sentir inférieur…
Et si vous regardez l’immensité qui vous entoure, il y a bien des chances que vous vous sentiez inférieur. Quel est le statut de l’homme ? Rien… Il ressemble à un brin de paille sur les vagues de l’océan. Il n’a aucun pouvoir, ni aucune direction. Si un tel sentiment d’infériorité prend le contrôle de notre mental, nous devenons triste et mort même si l’on reste vivant ; il n’y a plus que cendres, le feu s’est endormi. Et si votre propre vie s’est assoupie, si elle est intérieurement éteinte, que ferez-vous même avec toute la lumière du soleil ? Le soleil ne présentera plus aucun intérêt pour vous.
Il est nécessaire de se rappeler de la réalité : que la vastitude entière du cosmos existe à l’intérieur de l’homme. Il est nécessaire de se rappeler que le divin existe en l’homme, afin qu’il ne se mette pas à se sentir inférieur. Mais il y a une chose à laquelle on doit faire attention… c’est que pour détruire son complexe d’infériorité l’homme tombe dans les fantasmes d’un complexe de supériorité ! Il trouve alors le moyen de masquer son complexe d’infériorité. Quand il se sent intérieurement inférieur il se met à gagner de l’argent, pour pouvoir - lorsqu’il aura amassé une grande fortune - montrer au monde… et à lui-même aussi… que « je ne suis pas rien, je suis vraiment quelqu’un ! » L’homme avec un complexe d’infériorité court pour monter sur un trône, pour qu’assis sur le trône il puisse affirmer, « Qui dit que je ne suis personne ? Je suis très important ! » L’infériorité devient elle-même la course à la supériorité. C’est pourquoi tous les gens qui sont dans une folle compétition pour devenir supérieurs souffrent forcément d’un complexe d’infériorité.
Adler dit beaucoup de choses surprenantes. Ses déclarations ont du sens. Il dit que souvent ceux qui arrivent premier dans une course sont ceux qui boitaient dans leur enfance ; ceux qui deviennent expert en musique sont ceux qui avaient l’oreille dure dans leur enfance ; ceux qui deviennent présidents, premiers ministres sont souvent ceux qui étaient assis au fond de la classe à l’école. A cause de la blessure de l’infériorité ils se mettent à prouver au monde qu’ils sont quelque chose ; ils veulent montrer qu’ils sont quelque chose. Si un politicien souffre de se sentir inférieur, il n’y a rien d’étonnant à cela : un ver le ronge de l’intérieur – il se sent vide - ça blesse son mental, le met en difficulté, et le fait courir.
Quand Lénine s’asseyait sur une chaise, ses jambes ne touchaient pas le sol. Son tronc était long et ses jambes étaient courtes. Hitler était quelqu’un qui avait un intellect très moyen, celui d’un soldat ordinaire de l’armée, et il avait même été rejeté de l’armée, pour inaptitude. Staline était fils de cordonnier, Lincoln également.
Si on jette un coup d’œil sur le passé des politiciens on est vraiment surpris. Le sentiment d’infériorité qu’ils ont ressenti dans leur enfance est devenu leur moteur ; ils se sont lancés dans une course folle, et tant qu’ils ne sont pas partis à la conquête d’une position dominante ils ne sont pas satisfaits. En escaladant ces sommets ils montrent au monde qu’ils étaient bien quelqu’un, mais à l’intérieur d’eux ils continuent à ressentir le même vide… C’est pourquoi toutes les positions, toutes les richesses, toute la célébrité perdent toute signification pour celui qui les acquiert : quand une telle personne s’assoit sur le trône elle découvre qu’elle est la même – elle a bien réussi à atteindre le trône, mais elle est restée la même, et le ver de l’infériorité continue à la ronger de l’intérieur. Même la position la plus importante de toutes n’apporte aucun contentement. Le besoin d’aller encore plus loin subsiste toujours.
Quelqu’un demanda à Alexandre le Grand, « J’ai entendu dire que vous vouliez conquérir le monde entier, mais avez-vous jamais pensé à ce que vous alliez faire une fois le monde conquis ? … Car il n’y a qu’un seul monde ! » Alexandre devint alors très triste, et dit, « Je n’ai pas pensé à cela. Vous avez raison. Si je conquiert le monde entier, qu’est-ce que je vais faire après ? Y a-t-il quelque part un autre monde ? »
Même après avoir conquis le monde entier, il n’y avait pas moyen d’échapper au sentiment d’infériorité qui devait s’être emparé du mental d’Alexandre. Il n’y avait aucun moyen d’y échapper, même s’il y avait eu un autre monde et qu’il l’ait conquis aussi. C’est le complexe d’infériorité renversé qui devint complexe de supériorité. Un homme qui montre de l’arrogance mérite la pitié parce qu’il souffre d’infériorité. Il suffit qu’il soit accidentellement bousculé par quelqu’un pour qu’il dise : « Ne savez-vous donc pas qui je suis ? » Le pauvre homme souffre d’un sentiment d’infériorité. Celui qui se met en colère pour des broutilles, celui dont l’ego se trouve blessé pour la moindre petite chose – quelqu’un rit dans la rue et il croit que les gens rient de lui – sachez bien qu’il souffre d’un complexe d’infériorité. Cette angoisse le pousse à un course folle vers la supériorité. L’infériorité est une maladie. La supériorité obtenue en vue de supprimer l’infériorité est une maladie encore plus grave. Bien souvent le remède se révèle plus dangereux que la maladie elle-même. Le Yoga veut nous rappeler l’autre côté aussi. Il dit qu’en fait s’il existe un Tout suprême, ce n’est pas pour le contaminer par l’ego – comme si c’était quelque chose de spécial – car tout ce que le tout a, la plus petite particule de poussière l’a aussi. Donc d’un côté même une petite particule de poussière n’a pas a se sentir inférieur, et d’un autre côté même le Tout suprême ne doit pas se laisser prendre par l’idée de supériorité. C’est seulement lorsque l’on est libre des deux, l’infériorité et la supériorité, qu’on atteint l’équilibre, l’équanimité. Cette affirmation du yoga est un effort pour libérer l’homme de cette maladie psychologique profondément installée. Mais ce n’est pas seulement un effort pour guérir cette maladie psychologique, c’est aussi la vérité. Ce qui est petit n’a aucune raison de geindre, et le Tout suprême n’a aucune raison de devenir égocentrique. Dans cette existence, celui qui paraît être très grand et celui qui paraît être très petit possèdent tous les deux les mêmes trésors.
Jésus a raconté la parabole suivante :
Un matin, un homme qui était très riche embaucha quelques personnes pour travailler dans son domaine. Et puis vers midi d’autres personnes arrivèrent et lui dirent qu’elles voulaient travailler aussi. Il les embaucha également. Alors que le soleil descendait à l’horizon d’autres arrivèrent encore et dirent qu’ils voulaient travailler. Il les engagea. Et même lorsque le soleil était sur le point de se coucher d’autres arrivèrent encore et il les embaucha également. Quand la journée fut finie, les salaires furent distribués à tous les travailleurs. L’homme donna le même salaire à tout le monde. Ceux qui étaient venus le matin s’indignèrent, et se mirent en colère. Ils dirent : « C’est injuste. Nous avons travaillé depuis ce matin. Il y en a qui ne sont arrivés que cet après midi, et d’autres au moment où on était en train de terminer, et vous donnez le même salaire à tout le monde ; c’est injuste ! » L’homme leur demanda : « Ce que vous avez reçu, est-ce trop peu pour votre travail ? » Ils répondirent : « Non, c’est parfaitement bien pour notre travail. Mais… et ceux qui sont arrivés bien plus tard ? » L’homme dit : « Au royaume de Dieu personne n’arrive tôt et personne n’arrive tard. Tous sont égaux. »
Le yoga dit la même chose. Ce qu’il dit c’est que même une simple particule de poussière n’a aucune raison d’être peinée, et que le tout suprême n’a aucune raison d’être rempli d’orgueil. Dans le jeu qu’est cette vie, personne n’est devant, personne n’est derrière ; personne n’est grand et personne n’est petit. Le yoga montre le suprême dans l’ordinaire et l’ordinaire dans le suprême, l’océan dans la goutte de rosée et la goutte de rosée dans l’océan. C’est aussi la vérité, comme je l’ai dit. La science dit maintenant des choses très étranges…
Quand Rutherford réussit pour la première fois la fission de l’atome, une très étonnante expérience fut découverte, qui était que même un atome d’une masse infime était semblable au système solaire des grands soleils. Dans le plus petit atome il y a un centre et des électrons qui tournoient autour du centre. Leur vitesse de rotation est proportionnellement la même que la vitesse des planètes Terre, Mars et Jupiter autour du soleil. Et l’énergie cachée au centre de l’atome est la même que l’énergie du soleil. C’est comme si un système solaire miniature se trouvait dans l’atome. Il n’y a qu’une différence de quantité, il n’y a pas de différence de qualité.
La science en est donc arrivé à dire ce que dit le plus vieux soutra du yoga. Peut-être vous en rappelez-vous : la macrocosme est dans le microcosme. C’est ce que le scientifique Rutherford et ses collègues disent. Le cosmos tout entier est présent dans un minuscule microcosme. Ce cosmos est sous une forme tellement minuscule dans le microcosme qu’il n’est même pas possible de le voir. On ne peut que déduire qu’il existe, c’est par déduction que l’on sait qu’il tournoie. La différence est quantitative. C’est comme de dire que la différence entre deux et quatre est la même que la différence entre vingt et quarante ou de dire que la différence entre deux cent et quatre cent est la même qu’entre vingt millions et quarante millions. La proportion est la même entre tous ces chiffres. Seuls les chiffres ont augmenté, la proportion est restée la même. Exactement de la même manière, la différence entre l’atome et le tout est une différence de proportion. Comprenant cette vérité on doit garder deux choses en tête : un complexe d’infériorité est de la folie, et un complexe de supériorité est une folie encore plus grande. On doit comprendre cela parfaitement. C’est de la folie de penser n’être rien, nul, c’est aussi de la folie de penser être quelque chose de spécial.
Le yoga dit : l’infériorité et la supériorité ne peuvent pas concerner ce que vous êtes. Vous devriez au moins savoir ceci : QUE VOUS ETES. Et cela suffit !
L’autre sens de ce soutra est : ne vous comparez pas aux autres. Cela n’a aucun sens ! Ne comparez pas du tout ; comparer n’apporte absolument rien. Si vous comparez deux et quatre à vingt et quarante, ou vingt millions et quarante millions, cela ne fait aucune différence ; ils sont égaux, leur proportion est la même. Toute comparaison n’a donc aucun sens.
Voyant cela le yoga dit : ne comparez pas la goutte et l’océan ; car la goutte d’eau n’est rien d’autre qu’un petit océan. Et aussi : ne donnez aucune chance à l’océan d’être plein d’ego, car l’océan n’est rien d’autre qu’une goutte d’eau dilatée. La différence n’est seulement que dans leur étendue, leur volume.
Les scientifiques pensent que bientôt, peut-être vers le fin du vingtième siècle, on sera capable de réduire ou d’augmenter la taille des choses. On raconte une histoire au sujet du vingt et unième siècle…
Un homme descend du train dans une gare. Il semble n’avoir aucun bagage avec lui ; il y avait seulement quelque chose de la taille d’une boite d’allumettes près de sa couchette. Après être descendu du train, il appela les porteurs et demanda que vingt d’entre eux viennent. Un de ses voisins de compartiment dit : « Il ne semble pas y avoir le moindre bagage avec vous. Pourquoi avez-vous besoin de vingt porteurs ? » L’homme répondit : « Tous mes bagages sont dans cette boite d’allumettes. » L’homme s’exclama : « Il vous faut vingt porteurs pour cela ?! Vous ne pouvez pas la soulever ? » Le voyageur ouvrit ce qui avait la taille d’une boite d’allumettes et lui montra qu’il y avait une voiture à l’intérieur. L’autre dit : « C’est un jouet pour les enfants, vous pouvez la porter vous-même. » Le voyageur dit que ce n’était pas un jouet mais une vraie voiture, qui avait juste été réduite (contractée, resserrée) pour pouvoir être transportée dans un petit espace. « Quand j’arriverai chez moi je la re-dilaterai », dit-il.
Les scientifiques disent maintenant que le fer peut être contracté. De la même façon qu’on vide ou gonfle un ballon, le fer peut aussi être contracté et dilaté. Tout est une unité d’atomes, et il y a de l’espace entre les atomes, cet espace peut être réduit ou augmenté. Il est donc peut-être possible qu’un train entier puisse être mis dans une boite d’allumettes et puis qu’il puisse à nouveau retrouver sa forme première. Le jour où cela arrivera – des expériences ont déjà été faites et peut-être que ce sera utilisé à une bien plus grande échelle avec le temps – le jour où cela arrivera, cela aura-t-il le moindre sens de comparer une goutte d’eau et l’océan. ? L’océan peut être réduit à une goutte, et une goutte peut être dilatée pour devenir un océan.
L’homme peut être agrandi pour être le tout suprême et le tout suprême peut être rétréci pour être un homme. C’est presque arrivé. Le yoga a dit depuis longtemps que la différence entre les choses n’est qu’une différence de volume. Il n’y a pas d’autre différence. Gros et petit ne sont rien d’autre qu’une différence d’ampleur.
Voilà ce qu’est le cinquième soutra, un soutra riche de sens, car une fois que cela a été compris, où est passée votre infériorité, où est passée votre supériorité ? Où allez-vous les mettre ? Pourquoi voudriez-vous en porter le poids ? Vous allez simplement vous en débarrasser immédiatement et avancer sur votre chemin. Après cela, si quelqu’un se montre vaniteux, suffisant, vous rirez, et si quelqu’un feint l’infériorité et se montre soumis, rampant en face de vous, là aussi vous allez rire. Vous direz à celui qui fait l’inférieur de ne pas se fatiguer pour rien ! Et vous direz à l’arrogant : « Pourquoi vous créez-vous des difficultés à vous-même ? Ce n’est pas nécessaire. »
Toutes les choses existent dans leur êtreté. Toute chose a sa propre nature, et chaque nature est incomparable. La comparaison n’a absolument aucun sens, elle ne rime à rien.
OSHO : Nine Sutras – extrait du chapitre 3
|